Légende
Un, deux, trois, Bobet
posté par Michel Escatafal le 30/06/2011 à 19h13

En 1948, un an après la victoire surprise de Jean Robic, la France va découvrir un jeune coureur breton de 23 ans, appelé Louis Bobet, mais que tout le monde allait prénommer Louison. Champion de France amateur en 1946, il s’était signalé l’année suivante en remportant une épreuve très prisée à l’époque, les Boucles de la Seine. En 1948, lors d’un Tour de France dominé par le prestigieux Gino Bartali, Louison Bobet allait se révéler comme le grand animateur de l’épreuve, au point de porter à plusieurs reprises le maillot jaune, de remporter l’étape San Remo-Cannes malgré un furoncle au cou de pied, et de terminer à la quatrième place à Paris. L’année suivante fut moins glorieuse, notamment sur la Grande Boucle, puisqu’il abandonna sans gloire avec quatre de ses coéquipiers de l’Equipe de France, lors de l’étape Saint Sébastien-Pau.
Après des débuts brillants, l’explosion au plus haut niveau se fait attendre
En revanche, en 1950, avec le maillot de champion de France sur le dos, il va laisser éclater son potentiel, même s’il finit par perdre un Tour de France qu’il aurait pu gagner sans une crevaison dans l’étape Perpignan-Nîmes. Néanmoins il terminera troisième de l’épreuve, remportant le grand prix de la Montagne, lequel portait parfaitement son nom à l’époque. En 1951, il figure de nouveau parmi les favoris, d’autant qu’il avait réussi à conserver son titre de champion de France après avoir gagné Milan- San Remo, même si tout le monde pressent que ce sera l’année du Suisse Hugo Koblet, vainqueur très facile du Giro l’année précédente. Et de fait le Suisse, appelé le « Pédaleur de Charme », allait écraser la course autant qu’il est permis de le faire, laissant son suivant ((Géminiani) à 22 mn. Quant à Bobet, il avait connu des hauts et des bas tout au long des trois semaines de course, remportant l’étape du Ventoux, mais finissant à une décevante vingtième place du classement général.
Cependant, avec sa victoire en fin de saison au Tour de Lombardie, la saison de Bobet avait été convenable, mais elle n’avait pas levé l’hypothèque concernant son aptitude à remporter un grand tour. Et ce n’est pas en 1952 qu’on en saura davantage sur les aptitudes du coureur breton, pour la simple raison qu’il ne put prendre le départ pour raison de santé. Heureusement pour lui, il allait quand même sauver sa saison en remportant Paris-Nice et le grand prix des Nations, véritable championnat du monde c.l.m. à l’époque. Cela dit, il n’avait aucun regret à avoir pour la victoire dans le Tour de France, puisque Coppi ne fut jamais aussi fort que cette année-là.
Pour s’imposer dans le Tour, Bobet doit d’abord devenir le patron de l’équipe de France
En 1953, Louison Bobet fait un début de saison discret, et pendant que Coppi et Koblet se livrent dans le Giro un duel d’anthologie, lui ne fait que de la figuration dans cette même épreuve par la faute d’une douloureuse induration mal placée, un mal presque récurrent chez lui. Cet abandon ne le plaçait pas dans les meilleures conditions pour récupérer le leadership de l’équipe de France. On se dit certes que c’est un coureur de grand talent, mais on le trouve fragile. En outre, dans les Tours précédents, il a été victime de défaillances au moment où on s’y attendait le moins. Or le propre des grands coureurs à étapes est précisément de ne pas connaître de défaillance irrémédiable, et de savoir bluffer les jours où ils ne se sentent pas bien. Et pour couronner le tout, il y avait plusieurs coureurs tricolores ayant suffisamment d’ambitions personnelles pour ne pas accepter de bonne grâce de se dévouer pour Louison Bobet.
Parmi ceux-ci figuraient Raphaël Géminiani, qui portait le maillot de champion de France, bien décidé à jouer sa chance, mais aussi Nello Lauredi , excellent coureur, dur au mal, et persuadé que malgré la classe reconnue de Bobet, celui-ci ne pouvait pas gagner le Tour. Dans ce cas, pourquoi se sacrifier pour un leader aussi peu fiable, d’autant que Fausto Coppi avait déclaré qu’il ferait l’impasse sur le Tour cette année-là, afin d’essayer de conquérir le titre de champion du monde sur route qui le fuyait depuis ses débuts professionnels. Coppi absent tout comme Kubler, Koblet certainement fatigué par un très dur Giro, Magni (presque 33 ans) et plus encore Bartali (39 ans) vieillissants, cela laissait des perspectives aux ambitieux. Mais cette fois la chance allait sourire à Louison Bobet, dans ce Tour du cinquantenaire où, pour la première fois, à côté du classement général au temps, on avait créé un classement par points dont le leader porterait le maillot vert.
Quand nous parlons de chance, c’est bien le mot qu’il faut employer pour Bobet, car très vite Géminiani sera atteint par une bronchite qui allait le handicaper, notamment dans les Pyrénées. Cela faisait une concurrence en moins dans les rangs même de l’équipe de France. Ensuite, dans l’étape Pau-Cauterets, alors que Robic défie Koblet, celui-ci chute violemment dans la descente du col du Soulor, et voit ses espoirs d’une deuxième victoire anéantis. Robic ne remporte pas l’étape (Lorono vainqueur), mais remporte celle du lendemain qui arrive à Luchon et endosse du même coup le maillot jaune.
Robic, de l’équipe régionale de l’Ouest, peut-il gagner de nouveau le Tour de France? C’est la question que se posent les suiveurs, mais ils semblent oublier que c’est une situation inacceptable pour l’équipe de France. Géminiani, qui commence à se sentir mieux, décide alors de jouer les capitaines de route, et décrète que ce sera la bagarre à outrance dans les prochaines étapes. Et de fait, quatre Tricolores (dont Bobet) provoquent une échappée à douze coureurs dans l’étape Albi-Béziers, laquelle allait reléguer Magni, Bartali, Astrua, Schaer, à plus de 20 mn. Comble de chance pour Bobet, Robic avait été victime d’une chute qui allait lui faire perdre 38 mn.
Enfin la délivrance
Mais comme rien n’était simple dans cette équipe de France dirigée par Marcel Bidot, cette échappée allait se conclure sur un terrible malentendu lors du sprint, dans la mesure où Bobet voulait qu’on lui laissât gagner l’étape pour récupérer la minute de bonification. Ce fut Lauredi qui devait amener le sprint pour Bobet, et il rentra en tête sur la piste en cendrée de Béziers. Problème, Lauredi oublia de s’écarter pour laisser passer Bobet, et celui-ci dut se contenter de la deuxième place, ce qui provoqua une grosse colère du Breton, lequel exigea une explication qui déboucha…sur l’union sacrée jusqu’à Paris.
Rassuré sur les intentions de ses équipiers, Bobet allait devenir le véritable patron de ce Tour, et assommer ses adversaires dans l’étape de Briançon où il prit le maillot jaune, plus précisément dans l’Izoard où il eut la bonne surprise d’être applaudi dans la Casse déserte par Fausto Coppi lui-même, et dans l’étape contre-la-montre Lyon-Saint-Etienne. Cette fois Bobet tenait son Tour, premier Français à triompher depuis 1947. Pourtant nombreux furent ceux qui firent la fine bouche sur ce succès parce que, disaient-ils, Bobet avait bénéficié de circonstances très favorables pour l’emporter. Ils se trompaient lourdement, car ce succès était le premier d’une série de trois, exploit qui n’avait pas été réalisé depuis Philippe Thys (1913, 1914, 1920).
La consécration
L’année suivante allait être celle de la consécration pour Louison Bobet, qui allait même devenir le nouveau maître du peloton. A noter que tout avait mal commencé pour ce Tour de France 1954, en raison de l’absence des coureurs italiens. Cette année-là, l’Union Vélocipédique Italienne fit interdiction à ses coureurs de venir courir en France, parce que la Fédération Française de Cyclisme désapprouvait la publicité extra-sportive admise en Italie. Du délire de nos jours, mais c’était il y a 57 ans ! En revanche, le directeur de l’équipe de Suisse (Alex Burtin) avait réussi à convaincre ses meilleurs coureurs d’unir leurs efforts, pour ramener le maillot jaune dans la Confédération. Et quels coureurs, puisqu’il s’agissait de Koblet, Kubler, Schaer et le récent vainqueur du Giro, Carlo Clerici ! Aucune autre équipe ne pouvait rivaliser en qualité avec ce quatuor, sauf que celui-ci n’était pas très homogène.
Tout le monde connaissait la rivalité entre les deux supers K, Kubler et sa vaillance légendaire qui lui ont permis de se confectionner un remarquable palmarès (Tour de France, championnat du Monde, Liège-Bastogne-Liège et Flèche Wallonne à deux reprises…), et Hugo Koblet qu’on ne présente plus, le seul homme qui ait pu tenir tête au Campionissimo Coppi au sommet de sa forme. Cependant, pour les Suisses, ce Tour est fait pour eux, et ils en font voir de toutes les couleurs au reste du peloton jusqu’aux Pyrénées, distançant notamment tous les grimpeurs, plus particulièrement les Espagnols. Hélas pour eux, Koblet va chuter dans la descente du col d’Aubisque, chute dont il ne se remettra pas puisqu’il sera contraint à l’abandon le lendemain à Toulouse. Bobet venait de perdre le seul rival capable de lui tenir tête, l’abandon de Robic quelques jours plus tôt à Caen relevant davantage de l’anecdote.
Bobet, presque sans concurrence, peut tranquillement attendre son heure dans les Alpes et son col fétiche, l’Izoard, pour achever d’exécuter des adversaires qui n’en étaient pratiquement plus, parce que résignés. Il atteignit le sommet de l’Izoard avec une avance de 55s sur un jeune coureur espagnol de 26 ans, Federico Bahamontes que l’on va surnommer « l’Aigle de Tolède », un des plus grands grimpeurs que le cyclisme ait connu. Bobet gagnera l’étape à Briançon devant le presque vétéran suisse Ferdi Kubler (33 ans) qui, à l’arrivée à Paris, sera son dauphin avec un retard de 15mn48s. Le « Champion hennissant », comme on avait surnommé Kubler en raison de ses grognements en course, se consolera en remportant le classement par points. Cette avance sur le second au classement général, et plus encore sur le troisième, le Suisse Schaer (21mn46s), aurait dû théoriquement convaincre les derniers sceptiques sur la valeur réelle de Bobet, d’autant que fin août il allait devenir champion du monde à Solingen (Allemagne) en terminant seul détaché, devant le Suisse Schaer, malgré une crevaison à quelques km de l’arrivée. Nous disons aurait dû convaincre, car il y en avait encore quelques uns pour dire que, les Italiens étant absent et Koblet ayant chuté, la concurrence était très faible dans ce Tour 1954.
Bobet s’affirme comme le nouveau maître du cyclisme sur route
Ce doute allait rejaillir sur l’équipe de France en 1955, malgré des victoires convaincantes de Bobet dans le Tour des Flandres et le Dauphiné Libéré. Une équipe de France loin d’être unie derrière son leader, comme l’étaient les années précédentes les équipes italiennes à la dévotion totale de Bartali ou Coppi, préfigurant les évolutions entraînées par l’arrivée des équipes de marque (à partir de 1962). Et de fait Bobet allait devoir composer une bonne partie du Tour de France avec un certain Antonin Rolland, excellent coureur certes, mais trop limité a priori pour remporter la Grande Boucle. Il n’empêche, Antonin Rolland prend le maillot jaune à l’arrivée de la cinquième étape, à Metz, et Bobet ne sent plus le droit de faire la course à sa guise. En outre, dans les Alpes franchies en premier, un jeune Luxembourgeois surdoué dans la montagne, Charly Gaul que l’on va surnommer « l’Ange de la Montagne », va faire un festival dans l’étape qui arrive à Briançon, et prendre 14 mn à Bobet. Le coup est rude pour le Breton qui, sans l’aide de Géminiani, aurait sans doute abandonné.
Heureusement il n’en fit rien, et retrouva toute sa superbe dans le Ventoux, sous une chaleur accablante qui ne convenait pas du tout au grimpeur luxembourgeois. Et même si ce dernier remporta l’étape arrivant à Saint-Gaudens, Bobet n’était pas loin et allait s’emparer du maillot jaune d’Antonin Rolland à Toulouse, qu’il conservera jusqu’à Paris. Mais que ce Tour fut difficile pour Louison Bobet, parce qu’outre l’ambiance dans l’équipe de France, outre les exploits en montagne de Charly Gaul, il dut faire face aux assauts d’un jeune coureur belge, Jean Brankart, à la fois bon grimpeur et excellent rouleur (vainqueur de l’étape c.l.m.), qui ne fut devancé par Louison que de 4mn 53s, marge peu élevée pour l’époque, Gaul terminant à 11mn 30s à la troisième place. Cette fois curieusement, Bobet avait fait l’unanimité, d’autant qu’on sut que cette victoire très difficile fut acquise dans la souffrance en raison d’une induration à la selle.
En tout cas Bobet venait de s’affirmer comme le nouveau maître du cyclisme sur route avec ses trois Tours de France consécutifs, son titre de champion du monde et ses victoires dans plusieurs grandes classiques du calendrier. Disons plutôt qu’il allait assurer la transition entre l’ère Coppi et celle à venir de Jacques Anquetil. Bobet n’avait sans doute pas les dons de ces deux immenses champions, pas plus que l’extraordinaire facilité d’un Roger Rivière, mais c’était un monstre de volonté et de courage, capable de battre au sprint un De Bruyne ou un Van Steenbergen, de gagner une belle étape de montagne dans le Ventoux ou l’Izoard, et excellent contre le chronomètre, comme en témoigne sa victoire dans le Grand Prix des Nations en 1952, tout cela lui permettant de figurer dans les quinze premiers au classement des plus beaux palmarès du cyclisme d’après-guerre.
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Les commentaires
Article remarquable en tout points, bien précis et bien écrit. Je n'ai pas eu la chance de connaitre les exploits de Bobet mais ça avait l'air "d'avoir de la gueule" comme on dit
Enzo le 30/06/2011 à 21h06
¡Vale Miguel, muy buen artículo tío! En effet, ceux qui connaissent MSJ défendant son ami Contador contre vents et marées, ne s'attendent pas à lire ce genre d'article de la part d'une personne qui est à longueur de journée sur la sellette!... C'est que ce monsieur connaît l'histoire du cyclisme sur le bout des doigts et qui en plus à le don, grâce à ses études, d'écrire le français correctement sans fautes d'orthographe. Très bon travail Michel. Qu'est-ce que tu en penses ladrondeguevara?
amp le 30/06/2011 à 21h14
Bel article. J'ai toujours été étonné que l'on considère Louis Bobet comme un champion qui n'avait dû qu'à sa hargne et sa volonté d'avoir eu de telles victoires. Le talent était là, regardons son palmarès. Un coureur pareil aujourd'hui serait adulé et considéré comme un des plus grands. Une petite remarque, Michel Escatafal insiste sur le coureur breton Louison Bobet ; Pourtant, en Bretagne, d'aucuns ne le trouvaient pas assez breton, contrairement à un Robic, par exemple, qui figurait dans l'équipe de l'Ouest ( abusivement nommée équipe de Bretagne )ce qui ne fut jamais le cas de Louison qui intégra toujours l'équipe de France.
marzi le 30/06/2011 à 22h10
un excellent hommage à Louison Bobet
AuClairDeLaLune le 01/07/2011 à 11h01
Encore une fois bravo Michel. Tu connais mieux l'histoire du sport que personne. Je me rapelle que c'était ta manière de te vengé en nous parlant de l'histoire du tour de France quand tu avais ramé toute la journée parce que tu ne pouvais pas suivre avec ton vélo quand ça montait. C'est peut être pour ça que tu admires les grimpeurs. J'espère que tu feras profiter cyclism actu des articles que tu as écrit sur ton blog sur Coppi et Bartali.
l'Agenais le 01/07/2011 à 11h13
Je me disais aussi, Escatafal ça sonne espagnol du sud de la France, n'est-ce pas l'Agenais? Alors comme ça MSJ ne pouvait pas grimper, maintenant je comprends mieux le pourquoi il admire et défend Contador!... Il y a toujours une explication à certaines choses de la vie quotidienne!...
per le 01/07/2011 à 11h47
@amp Pour avoir la collection quasi complète mais un peu empoussiérée des Miroirs Sprint de l'époque relatifs au Tour, rien dans cet article que je ne sache déjà, il m'a juste incité à fouiller dans de vieux cartons et a permis de faire réapparaître à la surface de mon cortex cérébral des réminiscences enfouies dans les limbes de ma mémoire. Il est évident que Michel Escatafal sait écrire, le nier serait faire preuve de mauvaise foi mais nul n'a le monopole du style et chacun a le sien.
Enfin s'il est aussi celui qui intervient sur ce site sous le pseudo MSJ je ne comprends pas pourquoi il éprouve le besoin d'aligner de temps à autre des références littéraires inopportunes en l'occurrence.
ladrondeguevara le 01/07/2011 à 11h54
Bravo et félicitations à Cyclism'actu. Super article sur Bobet qui est le seul à avoir gagné les grandes classiques et 3 fois le Tour. Encore merci et à la prochaine.
Berger24 le 01/07/2011 à 11h55
Notre ami Michel Escatafal est un as du cyclisme et certains sur ce forum disent "qu'il a le don, grâce à ses études, d'écrire le français sans fautes d'orthographe"!... C'est un fait et il faut le reconnaître comme le fait remarquer notre ami ladróndeguevara, qu'il domine la langue française à la perfection et "qu'il éprouve le besoin d'aligner de temps à autre des références littéraires inopportunes en l'ocurrence"... Pourquoi fait-il cela me direz-vous? Je n'en ai aucune idée à vrai dire, peut-être pour son standing sur ce forum, et peut-être aussi pour se prouver qu'il représente quelque chose de sérieux vis-à-vis de sa famille et de ses amis... Certains vont penser que je suis jaloux et que je ne suis pas capable d'écrire comme le fait MSJ, c'est faux bien entendu et pour le prouver, je vous donne un lien: Sportvox.fr, rubrique cyclisme et pseudo; André. Et si vous êtes vraiment intéresser par le cyclisme des années rétro, je vous conseille vivement de lire les bouquins de Jean-Paul Ollivier dit Polo la science!!!
Andrew le 01/07/2011 à 18h45
.@Berger24 Super article sur Bobet qui est le seul à avoir gagné les grandes classiques et 3 fois le Tour. Encore merci et à la prochaine.
Berger24 le 01/07/2011 à 11h55
Regardes les palmarès, Merckx, il a pas gagné de classiques , et même Hinault, et je parles pas de Coppi. N'importe quoi !
marzi le 01/07/2011 à 20h34
"Et si vous êtes vraiment intéressés"... Il ne faut pas employer l'infinitif dans ce cas-là, n'est-ce pas Michel!... Mes excuses amigo.
Andrew le 01/07/2011 à 20h42
@Andrew ou André, ladrondeguevara
Je n'ai jamais prétendu avoir le monopole du savoir-écrire dans la langue française, même si mes activités dans la banque jusqu'en 2007, ou la littérature aujourd'hui, m'ont amené à beaucoup écrire. Je n'ai pas besoin de "faire sérieux" pour le montrer à ma famille, à mes amis, ou mes collègues, lesquels me connaissent bien, et surtout sont au courant de ma passion pour le sport en général, et le vélo en particulier. Une passion qui a provoqué chez moi les pires frustrations...parce que je n'étais pas doué sur une bicyclette.
Quant à mes commentaires sur l'envolée de Contador sur les pentes de l'Etna, cela m'a fait penser à Virgile...auteur sur lequel je travaillais. Certes il est osé de comparer le crack espagnol à Virgile, mais je trouve Contador tellement sublime quand il attaque que toute comparaison ne peut-être que grandiloquente. En outre, pour être franc, et c'est ce que vous n'avez peut-être pas compris, j'étais content de parler en ces termes d'un champion qui fait l'objet d'une cruelle détestation dans notre pays, que je trouve très injuste. C'est la raison pour laquelle je ne suis pas certain de pouvoir résister au plaisir de renouveler ce type d'allusion à un grand poète, quand Contador attaquera au plateau de Beille ou dans le Galibier. On ne se refait pas! Après tout, est-ce plus idiot que parler sans cesse des steaks ou de Contadope?
Un dernier mot enfin, j'ai lu avec beaucoup de plaisir Sportvox et André, lequel aime beaucoup lui aussi les grands grimpeurs et je connais les livres de J.P. Ollivier, excellent historien du vélo.
MSJ le 01/07/2011 à 22h27
Moi qui écrit presque jamais je trouve les gens bien nerveux parce que je voulais parler de Bobet comme coureur français, le seul avec Hinault qui a gagné autant. D'un autre coté je trouve pas bien de régler ses comptes avec MSJ Escafal parce qu'il défend Contador; Il a quand même le droit car Contador est le meilleur.
Berger24 le 02/07/2011 à 10h29
Tu devrais écrire plus souvent ami Berger24 et tu t'apercevrais que l'on ne règle pas ses comptes sur ce forum... Nous échangeons nos idées et nos points de vues et chacun joue son rôle à la perfection!... Notre ami MSJ serait le premier à se plaindre si nous ne lui tenions pas la dragée haute comme l'on dit, et ses commentaires perdraient de leurs valeurs et la défense de Contador n'aurait plus d'intêret pour les forumers... Sur un forum cycliste, il faut qu'il y ait de la diversité entre les participants, sinon cela serait vraiment monotone si tout le monde était d'accord sur tous les sujets!... Certains s'expriment rudement et d'autres s'insultent carrément entre eux, le genre humain est tel que le respect du prochain est souvent souillé d'invectives... et c'est bien dommage qu'il en soit ainsi!!!
Bonne journée à toi et bon début du Tour de France 2011.
Andrew le 02/07/2011 à 13h04
@Berger24 le 02/07/2011 à 10h29
Avant d'être français, L. Bobet et B. Hinault sont bretons !
moustic le 02/07/2011 à 16h17
Salut Berger24,
Michel Escatafal, plus connu sous le pseudo MSJ sur ce forum, est un fan de Contador et le supporte à cent pour cent. C'est son droit le plus strict. Certains certifient qu'il est à la solde du Pistolero qui le paie très bien pour le défendre et pour écrire des commentaires positifs sur son compte. D'autres sont convaincus que Lance Armstrong avait quatre ou cinq étudiants lettrés qui faisaient la même chose. Sur un forum cycliste, il s'écrit des choses invraisemblables et la vérité à du mal à se frayer un chemin à travers toutes ces informations!... MSJ a le don d'avoir une plume fructueuse, il aime et écrit sur la littérature classique, si cela t'intéresse va sur "Google" et tape "Esca littérature". Nous ne sommes pas toujours d'accord avec lui quand il s'élance d'une manière poétique et littéraire pour defendre son poulain, mais delà à dire que l'on règle nos comptes avec MSJ sur ce forum... il y a un grand pas que je ne veux pas franchir l'ami!!!
amp le 02/07/2011 à 22h29
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J'adore ce genre d'article Rétro, c'est une aubaine pour tous fans de cyclisme. En plus, c'est très bien écrit!!
Merci pour cet article, en espérant qu'il y en ai d'autre =D
Didi le 30/06/2011 à 20h04